Un compte épargne est un produit bancaire qui permet de mettre de l'argent de côté tout en le faisant fructifier grâce à des intérêts versés régulièrement. Contrairement à un compte courant, il n'est pas destiné aux dépenses du quotidien mais à la constitution progressive d'une réserve financière, disponible à tout moment selon les livrets. En France, plusieurs types de livrets coexistent, avec des règles, des plafonds et des taux différents.
Le Livret A reste le produit d'épargne le plus répandu en France, distribué par tous les réseaux bancaires, exonéré d'impôt et plafonné à 22 950 € par personne. En 2026, son taux s'établit à 1,5 %. Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) fonctionne selon des règles proches, avec un plafond de 12 000 € et un taux également fixé à 1,5 %. Le LEP (Livret d'Épargne Populaire), réservé aux foyers aux revenus modestes, offre le taux le plus avantageux des livrets réglementés, à 2,5 % en 2026, pour un plafond de 10 000 €.
À côté des livrets réglementés, les banques proposent des livrets dits « boostés », dont le taux promotionnel peut grimper jusqu'à 4,5 % brut pendant une durée limitée, généralement 2 à 3 mois, avant de revenir à un taux de base plus faible. Ces offres conviennent surtout à une épargne ponctuelle, le temps de profiter du taux promotionnel, plutôt qu'à un placement de long terme.
La stratégie la plus courante consiste à prioriser les livrets défiscalisés (Livret A, LDDS, puis LEP si l'on y est éligible) avant de placer l'épargne excédentaire sur un livret bancaire, dont les intérêts sont soumis à la fiscalité. Cette approche permet de sécuriser l'essentiel de l'épargne sans risque et sans impôt, tout en profitant d'un rendement ponctuellement plus élevé pour les sommes qui dépassent les plafonds réglementés.
L'ensemble de ces livrets réglementés et bancaires classiques offre une disponibilité totale des fonds, sans pénalité ni délai de préavis, ce qui en fait des outils adaptés à une épargne de précaution. Les dépôts sont par ailleurs garantis par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, dans la limite de 100 000 € par déposant et par établissement.